BolivieVOYAGES

Ouvrir grands les yeux // Salar d’Uyuni // Jour 3

avril 23, 2016

Nous y sommes, le dernier jour et celui que nous avons sans doute le plus attendu. Nous allons enfin découvrir le Salar d’Uyuni, le très fameux plus vaste et plus haut désert de sel au monde. Une merveille !

Mais rencontrer une merveille ça se mérite : lever à l’aube, à 4h pour se rendre au début du Salar d’Uyuni. On arrive à tant pour admirer le plus beau lever de soleil de toute ma vie, et je pense sans aucun doute qu’il restera le plus beau de tous. Le salar est humide, il y a quelques centimètres d’eau, l’effet miroir est parfait. Je n’arrive pas à distinguer la ligne d’horizon, les couleurs changent vite, je prends encore des photos dans trop savoir si l’une d’entre elles pourra rendre justice à ce moment.. En face, des bleu et orange profonds, nos ombres qui vagabondent sur l’eau glacée, qui sautent en l’air, on dirait que l’on marche sur l’eau. A gauche, les couleurs changent si vite, des bleu et rose pastel. On croirait voir des endroits différents. Je n’ose même plus cligner des yeux tellement c’est splendide. J’en oublie même que j’ai les pieds gelés. C’est définitif : meilleur spot de petit-déjeuner !

La traversée du Salar d’Uyuni peut commencer, le salar s’étend sur 10 500 km2 à environ 3600 m d’altitude. Juan reste prudent et avance lentement, il a fallu attendre que le soleil se lève pour que l’eau s’évapore un peu. La première partie du salar est humide, stop photo oblige ! L’effet miroir sur l’eau les rend encore plus marrantes. On essaye tout : la traditionnelle photo « poursuite du dinosaure », et puis on se lance dans la série de toutes celles auxquelles ont avait pensé. De vrais gamins, il n’y a pas d’autre mot ! Le soleil tape, on ne voit pas le temps passé. J’ai les yeux fixés à travers la vitre du 4×4, le vois défilé un paysage unique si rapidement, j’aimerais bien ralentir le temps (ça devient une véritable manie, toujours avoir envie que ça dure plus longtemps…) . Le sol défile, les nuages bougent et au loin, la montagne reste fixe, drôle d’effet.Le salar est sec à présent, on s’arrête de nouveau et ici on se donne à cœur joie : vue à 360°C, photos où l’on peut s’allonger et imaginer toutes les poses possibles. Et quelques heures plus tard c’est déjà fini…

La journée se poursuit avec la visite du premier hôtel de sel construit en Bolivie. Bon, c’est « sympa » ou même « gentillet », mais après avoir fait le salar, soyons honnête, je m’en fiche un peu de leur hôtel ! Et ça continue avec le marché artisanal en sortant du salar, c’est déjà fini. C’est notre premier véritable contact avec la culture et l’ambiance Bolivienne, on perçoit déjà le changement, Santiago du Chili est bien loin maintenant. La Bolivie… c’est plus rural, plus ancien, plus pauvre et plus coloré. Mais mon esprit est resté au Salar, à faire des photos, à rire avec ces personnes formidables.

La journée se termine en visitant le cimetière de trains où l’art de comprendre comment les Boliviens font d’une décharge de trains un lieu touristique (pas si fous les Boliviens finalement). Se prendre pour le chauffeur, monter sur le haut des cabines se s’imaginer dans James Bond courant à contre-sens sur le train. Ahah on rigole bien, on immortalise encore une fois ces moments. Ces trains servaient à transporter jusque dans les années 1800 quelque chose (je n’écoutait pas tellement) du carbone, du charbon et de l’eau à travers le pays.

Et maintenant si vous voulez savoir ce qui se passe dans ma tête, c’est un peu « Mamannnnnn, c’est finiiiiiii »…

Vous aimerez aussi...

Leave a Comment