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Buenos Aires – City guide

janvier 25, 2016

Hola, Como esta ? Ma découverte de la culture sud-américaine commence en passant 4 jours à Buenos Aires où j’ai sillonné la ville dans tous les sens. Il s’agit de ma première étape avant d’entamer mon tour du continent (ou presque). Une étape citadine, muy caliente (il fait trèèèès chaud) et remplie de jolies découvertes et endroits. L’occasion de partager avec vous mon premier city-guide contenant mes impressions, mes bonnes adresses et conseils sur cette ville multicolore et mutli-culturelle.
C’est parti los amigos !

La Plaza de Mayo et l’obélisque, symboles de la ville

Buenos Aires_Plazza de MayoOn commence avec l’instant touriste bête et méchant (il en faut toujours un peu, non?) La Plaza de Mayo (endentez Place de mai) et l’obélisque sont deux symboles incontournables de Buenos Aires, je ne pouvais pas les éviter en découvrant la ville, ils sont d’ailleurs placés au centre de la ville. Certes cultes, ils ne sont pas pour autant des endroits où l’on s’attarde longtemps. On prend quelques photos sur la Plaza de Mayo (pas toujours bien cadrées par les autres compagnons touristes d’ailleurs), on fait le tour, on regarde l’immense drapeau Argentin qui vole, on reprend une photo sous un angle différent et voilà !

Plus sérieusement, petite minute « histoire » : La Plaza de Mayo a donné le nom a la célèbre association argentine des « Mères de la place de Mai » qui font des rondes hebdomadairement, les jeudis après-midi, depuis 1977 en l’honneur de leurs enfants disparus pendant la guerre sale lors de la dictature. Leurs foulards blanc et les silhouettes des disparus (qui se comptent en milliers) sont dessinés au sol autour de place.

Buenos Aires_ObelisqueL’obélisque, lui, trône sur l’avenido 9 de julio (avenue du 9 juillet), la plus large du monde. Ici les choses se compliquent pour les photos, pas facile de faire rentrer les 67,5m de haut dans son appareil photo et encore moins facile d’être sur la photo. L’obélisque trône là ou a été pour la première fois levé le drapeau argentin en 1816. Il est possible de monter à son sommet pour avoir une vue imprenable sur la ville de Buenos Aires.

L’avenue du 9 juillet c’est un peu l’avenue des Champs Élysées Parisien, en moins charmant et plus dangereux. Il est impératif de regarder la couleur du feu avant de traverser les 12 voies de l’avenue, je vous assure que c’est une question de survie quand on voit comment cohabitent (ou pas justement) automobilistes et piétons à Buenos Aires.

Le quartier chic de la Recoleta et son très célèbre Cemetiro de la Recoleta

Buenos Aires_Recoleta_cimetiereLe cimetière de la Recoleta est un passage obligé si vous visitez Buenos Aires, vous y trouverez d’ailleurs essentiellement des touristes. Il est situé dans le quartier très distingués du même nom et a été créé par deux Français à la demande de l’Etat Argentin (petite minute chauvine). De grandes personnalités, des artistes ou bien des hommes politiques y sont enterrés.

Je ne suis pas une adepte de tout ce qui touche au culte et à la religion, mais ce cimetière vaut le détour notamment pour sa richesse et son caractère majestueux : on y trouve plus de 4 500 tombes su 5,5 hectares. Il fait partie des cimetières connus et est souvent comparé à celui du Père Lachaise à Paris. Des visites guidées y sont organisées en groupe. Pour ma part, j’ai préféré arpenter les rues moi-même. J’y ai découvert des tombeaux parfois classés monuments historiques et des œuvres d’architecturales pour certains, les influences se mélange du style gothique à l’art nouveau. Ces tombes vous surprendront de par leur richesse, les matériaux nobles utilisés, d’autres car elles sont laissées abandonnées et que l’on peut en tendant le bras toucher un cercueil laissé ici depuis des décennies.

Le samedi vous pouvez prolonger la balade grâce aux marchés « La féria des artisans de la Plazza Francia » dans les parcs avoisinant le cimetière. Achetez un cornet de fruits frais et une ou deux empenadas à un marchand ambulant pour seulement quelques pesos et vous fondre dans la masse. Vous n’aurez ensuite plus qu’à errer parmi les stands des artisants Argentins. Vous découvrirez les bijoux, tissus, peintures ou créations diverses des marchants au sourire et regard toujours agréables. Le quartier de la Recoleta est aussi un excellent choix pour prendre un verre en terrasse où y faire du shopping.

Buenos Aires_Recoleta_plazzaInfos pratiques : pour vous rendre au cimetière de la Recoleta, prendre le Métro, arrêt Retiro ou bien Pueyrredon. Entrée gratuite / ouvert tous les jours de la semaine

San Telmo, le bohême historique

Buenos Aires_San Telmo_quartierSan Telmo est un quartier de Buenos Aires plutôt populaire et ancien. Il a été délaissé et abandonné par ses riches habitants à la suite d’une épidémie de fièvre jaune il y a des années. Les charmantes villas abandonnées en témoignent encore.

Le quartier est très connu pour son marché artisanal le dimanche (le plus grand de Buenos Aires) ainsi que ses tangos improvisés sur la Plaza Dorrego. Je m’y suis rendue un samedi, j’ai apprécié ce qui se dégage de ce quartier : ses graphs sur les bâtisses semblant parfois délaissés, ses parillas rustiques, ses petites rues pavées, ses habitants sirotant du maté en terrasse à l’ombre de quelques branchages, son marché couvert où vous trouverez des fleurs, des fruits des légumes, des brocanteurs en tous genres, un joyeux mélange où l’on se sent bien. Un véritable esprit bohème comme je les aime.

Buenos Aires_San Telmo_quartier_marchéPour terminer votre balade dans le quartier je vous conseille la place Dorrego, point central où l’on trouve de petits vendeurs, des cafés et leurs terrasses, si vous tombez au bon moment, vous pourrez avoir la chance d’assister à un véritable tango Argentin improvisé ! Je vous conseille de visiter San Telmo un dimanche pour profiter de son animation la plus intense. Plus que sa beauté et ses rues, c’est l’esprit et le cœur qui se dégage de ce quartier qui m’a touché.

La Boca, un village coloré au cœur de Buenos Aires

Buenos Aires_Boca_rue CaminitoQuartier emblématique de Buenos Aires, la Boca «la bouche » en espagnol est le quartier le plus ancien mais aussi le plus pauvre de la ville. C’était aussi celui que j’avais le plus hâte de découvrir et dont j’avais le plus entendu parler. Ce quartier est connu pour deux aspects bien distincts : la rue Caminito, colorée et vibrant au rythme du tango et le fameux stade de la Bombonera. La boca est située près du port, ses habitations ont d’ailleurs été construites grâce aux matériaux que ses habitants se procuraient près du port, beaucoup sont en taule. Les restes de peinture des bateaux servaient à peindre les façades de ce quartier très populaire. Cette habitude est restée et en a fait un emblème de Buenos Aires. Les artistes sont nombreux à s’y être installés : peintre, musiciens ou bien danseur de tango s’y côtoient.
La célèbre rue Camimito, qui doit son nom à un célèbre tango, est la rue la plus emblématique et aux couleurs les plus vives dans le quartier. Vous ne pourrez pas la rater, elle est prise d’assaut par les touristes ! Vous pourrez vous y balader, y boire une Quilmes (bière nationale en Argentine, approuvée et donc adoptée) ou bien manger en regardant un spectacle de tango comme il s’en danse fréquemment dans la rue. L’ambiance de ce quartier est toujours intacte malgré les multiples sollicitations commerciales pour se faire prendre en photo avec un charmant danseur de tango (j’ai résisté malgré ses nombreuses avances 😉 )

Buenos Aires_Boca_CaminitoLa Bombonera traduisez « bonbonnière » est le stade de football de l’équipe la BOCA Juniors du quartier. Équipe très largement titrée si j’ai bien tout compris (mes compétences footballistiques sont restreintes vous m’excuserez). Je sais en revanche que Diego Maradonna y a joué au début de sa carrière. Plus que le stade peint en bleu et or ce sont les habitants du quartier et leur amour pour cette équipe qui est le plus frappant. Ils sont faciles à repérer dans le quartier, tous arborent un maillot, une casquette, un fanion à leur voiture, une véritable institution ou plutôt non, une véritable RE-LI-GION ! Les statues de papier maché des joueurs emblématique sont d’ailleurs disséminées dans le quartier, aux balcons ou bien devant les magasins. En revanche, impossible pour un touriste d’assister à un match dans le stade, les places sont toutes prises par les locaux, seule possibilité : louer une de leurs cartes, passer par une agence ou se rendre à un match extérieur. Autour du stade, il n’est pas surprenant de voir des enfants ballon au pied s’entraîner pour espérer un jour briller dans l’antre du stade.

63_Buenos Aires_Boca_Bombonera stade footInfos pratiques : J’avais lu beaucoup d’avis et commentaires incitant à toutes les précautions pour se rendre à la Boca. L’insécurité et les vols y sont assez fréquents, c’est le quartier le plus pauvre de Buenos Aires. J’y ai passé plusieurs heures, appareil photo en main et n’ai eu aucun problème particulier. Je recommande par contre de ne pas éloigner des rues passagères et plus touristiques, ce n’est pas le quartier où jouer les aventuriers ! Nous nous sommes égarées lors d’un cours instant et il est vrai que l’ambiance d’une rue à l’autre change totalement..
Le métro ne dessert pas le quartier de la Boca, je vous conseille de prendre un taxi depuis le centre, ça ne vous coûtera pas plus de quelques euros. Par précaution, emportez le strict minimum et cachez vos objets personnels et de valeur pendant votre escapade.

Palermo, le raffinement moderne

Buenos Aires_Palermo_quartier_couleursLe quartier de Palermo a été un véritable coup de cœur pour moi, c’est celui que j’ai trouvé le plus vivant et le plus convivial ! Ce quartier est réputé pour être l’endroit où les Portègnes (habitant de Buenos Aires) aiment se retrouver le week-end, se prélasser dans les parcs ou boire un verre en terrasse dans un des nombreux bars du quartier. Il est très vaste, on parle du Palermo chic, du Palermo Holywood et du vieux Palermo.

J’y ai passé un après-midi entier sans voir le temps passer. J’ai adoré la diversité des bars et restaurants que l’on y trouve, tous dégagent une atmosphère différente ; les façades et la décoration intérieure sont soignées jusque dans les moindres détails. C’est également LE lieu idéal si vous voulez faire du shopping, les boutiques tendances bordent les rues commerçantes, elles sont toutes plus belles les unes que les autres. Je suis encore dubitative sur le style vestimentaire des argentin(e)s (on aura l’occasion d’en reparler je pense), mais je les félicite pour la mise en scène de leurs magasins et bars, c’est un plaisir de simplement rentrer dans l’un d’eux. Petit élément surprenant en Argentine en général que j’ai retrouvé à Palermo, les magasins ont la main (très très) lourde sur les parfums d’ambiance lorsque l’on rentre dans une boutique. Deux options : on aime, on est hypnotysé et on achète toute la boutique (très mauvais pour notre portefeuille) ou bien, on déteste et on ressort aussitôt avec un mal de crâne.

DSC00375Après avoir visité le quartier, contempler ses rues pavées, ses maisons colorées et ses graphs parfois bien cachés, je vous conseille de rejoindre à pied les parcs de la ville un peu plus au sud de Palermo. Ici le quartier est plus moderne et récent avec ses buildings vitrés. Les Parcs de Buenos Aires sont gigantesques, vousy croiserez sûrement même en semaine, des joggeurs, des personnes en rollers, des groupes de quadragénaires jouant aux échecs, des familles se baladant à vélo et j’en passe. En bref, un petit Palm Springs qui s’étend entre les larges avenues de la ville et les lacs de ses vastes parcs. On en oublierait presque qu’on se trouve en Amérique du Sud.

Buenos Aires_parcs

Avenue Corrientes, le (presque) Broadway

Buenos Aires_Abasto

Cette avenue a été surnommée le Broadway de Buenos Aires. J’y ai logé lors de mon arrivée et dois dire qu’il y a des avantages: proximité avec le métro, très centrale dans la ville, j’étais juste à côté du très grand centre commercial Abasto. Je n’ai pas vraiment perçu le « Broadway hispanique » de cette avenue que j’ai trouvée animée mais assez quelconque. Le seul attrait que je veux bien lui accorder: son centre commercial Abasto. Une architecture art déco qui attire l’œil, cet ancien gigantesque marché primeur de Buenos Aires a laissé place à un centre commercial : des magasins s’étalant sur 4 étages et surtout un parc d’attractions démesuré a son dernier étage. « Wonderland », le paradis des enfants, des dizaines de manèges, une grande roue à l’intérieur même du magasin, des stands de bonbons à avoir en avoir mal au ventre, des attractions et jeux à n’en plus finir, des rires tonitruants, des cris et des familles qui passent un dimanche ensemble. La détente, l’amusement, l’excès et le bonheur. Les images parlent d’elles-mêmes, retour en enfance garanti !

Buenos Aires_Abasto_Grande roue neverland

Se rendre à Buenos Aires
Depuis l’aéroport Egezia, je vous conseille de prendre le bus TiendraLeon, il vous amènera en 50 minutes à Retiro dans le centre de Buenos Aires. Depuis Retiro vous pouvez facilement prendre le métro ou bien rejoindre votre destination à pied si elle est centrale. Le trajet coûte 160 pesos argentins soit 11,10 €.

Si je devais retenir :
Un hébergement : Arrabal Hostel – Salta 661, Buenos Aires // Auberge de jeunesse très sympa, atmosphère accueillante, les parties communes agréables avec terrasses sur le toit, barbecue, billard, salon avec TV.
Une adresse pour manger sur le pouce : Panera Rosa – Jorge Luis Borges 1685, C1414DGA CABA // Salon de thé, j’y ai dégusté mon premier maté et ai pu goûter à une gaufre salée, les portions sont copieuses et les serveurs vraiment charmants. On trouve plusieurs autre Panera Rosa dans la ville.

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2 Comments

Paula 26 février 2016 at 13:35

Bonjour,
Comment pourrai-je vous contacter? merci bien.

Reply
Fanny 3 mai 2016 at 01:25

Bonjour Paula,
que voudrais tu savoir ?
Belle soirée

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