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13.11.2015

novembre 21, 2015

Tristesse. Incompréhension. Emotion. Colère. Inquiétude. Questionnement. Résistance.
Devant mon ordinateur ce ne sont pas les mots qui manquent finalement mais ils sont vides : de sens, d’ordre, de portée et d’intensité. Difficile d’écrire quelques phrases sensées face à l’insensé. Je suis de ces personnes qui vois les choses de manière positive, le verre à moitié plein, le meilleur devant nous, tout arrive pour une raison. Vous voyez, ça c’est moi ! Et encore une fois, ce vendredi 13 novembre, ce que je suis et ce en quoi je crois est bafoué, malmené et durement mis à mal.

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PHASE 1 – SE NOYER, S’IMMERGER
J’ai passé les 3 jours qui ont suivi à lire des articles politique sur Daesh, à tenter de comprendre l’incompréhensible, à surfer sur Pinterest pour trouver des citations réconfortantes, à contempler les beaux dessins qui ont été réalisés notamment ceux de Joann Sfar, à écouter Eagles of Death Metal à longueur de journée,  puis les chroniques du lundi matin de Canteloup, Sophia Aram, Daphné Bürki et les autres, à lire toutes les tribunes que l’ont a pu voir passer sur les réseaux sociaux et ailleurs. J’ai eu besoin de rire aussi, j’ai aimé les tweets loufoques, les tweets désinvoltes et osés ! Un besoin de s’imprégner, de ne noyer de ce drame, se l’approprier pour mieux le surmonter.

STOP, PHASE 2 : CROIRE, NE PAS CROIRE
Difficile de savoir en quoi croire ou non. Difficile de trouver un sens à mon quotidien, à mes gestes anodins. Se sentir impuissante face à cette guerre où les victimes sont simplement coupables d’aimer la vie. Difficile de savoir comment combattre un ennemi sans visage, sans idéaux. Comment puis-je être utile ? Quelle sera la prochaine étape ? Quand sera la prochaine fois ? Qui seront les prochains ? STOP. Arrêter de penser, de vouloir comprendre l’incompréhensible, maîtriser l’impossible. Continuer de vivre.

PHASE 3 – NE PAS RENONCER !
Aussi absurde et naïf que cela puisse paraître j’ai envie de continuer de rire, de vivre, de boire des coups en terrasse, d’aimer, de crier la vie, de mordre la vie, d’écouter de la musique, de danser sur des tables, de me jeter à l’eau, de lire, de voyager. Je suis fière d’être jeune, parfois insouciante, d’être française, d’aimer faire la fête à Paris et partout ailleurs, d’être libre et désinvolte. Ils ne changeront pas ce que je suis. Ce 14 novembre après m’être sentie coupable d’être en vie et que mes amis soient en sécurité, j’ai bu, j’ai dansé, j’ai profité, j’ai aimé, je suis rentrée tard, j’ai oublié un peu, et puis avant de m’endormir j’ai bien sur pensé à ces victimes et leurs familles.
Ils n’auront ne feront pas de moi une personne haineuse, une personne qui voit le verre à moitié vide.
J’ai aimé le témoignage des Américains, le cri du coeur de François Morel, la chronique osé de Michel Hazanavicius et les élans d’amour venus de partout.

Aimez vous. Vivez vite, vivez bien <3

 

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